Avancées majeures dans la compréhension des causes biologiques de l'arthrose

Les travaux de recherches de l’Université de Jérusalem ont permis des avancées majeures dans la compréhension des causes  biologiques liées à l'apparition de l'arthrose, maladie qui affecte des millions de personnes dans le monde.

L'arthrose est une maladie articulaire dégénérative commune, qui s'accroît avec l'âge. Au cours de la maladie, la structure matricielle comprenant le cartilage des articulations est significativement diminuée, entrainant de graves douleurs et limitant les mouvements articulaires. Une des raisons de ce phénomène est la réduction de la production de matrice et l’expression génétique.

SIRT1 est une enzyme nucléaire qui régule l’apparition de nombreux gènes par le biais d'altérations dans la structure de la chromatine. La chromatine est la combinaison de l'ADN et d'autres protéines qui forment le contenu du noyau cellulaire.

Les travaux de recherche dirigés par le Docteur Mona-Dvir Ginzberg dans le Laboratoire de biologie du cartilage de l'Université  de Jérusalem au sein du département de la Faculté de médecine dentaire, ont démontré que SIRT1 régule positivement l'expression de nombreux composants des tissus du cartilage. Son travail a été réalisé en coopération avec des chercheurs de l'Institut National de Américain de la Santé en Bethesda, MD.

Ces données, publiées dans la revue « Arthritis and Rheumatism », ont démontré que lorsqu'il y a une inflammation articulaire, SIRT1  se détériore et est inactivé, ce qui provoque l'accélération de la destruction des articulations par l’expression de gènes altérés.

Comprendre ce cheminement permettra la conception de médicaments ciblés qui permettront soit de retarder soit d’inverser le phénomène de l'arthrose en augmentant la production de SIRT1. De plus, des tests de SIRT1 pourraient servir de détecteur  précoces de l’arthrose et donc d’indicateur au commencement d’un traitement.

«Développer une stratégie combinée de diagnostic et de traitement, basée sur ces données, pourrait fournir une alternative efficace à la chirurgie de remplacement articulaire et ainsi permettre de meilleures années à venir aux individus touchés par la maladie », a déclaré le Dr Dvir-Ginzberg.