Gala Scopus 2018 : Prix Scopus remis à Carlos Ghosn

Le 15 octobre, l'Association UHJ-France a remis le Prix Scopus à Carlos Ghosn, Président d'Alliance, premier groupe industriel automobile mondial. Carlos Ghosn et l’Université hébraïque de Jérusalem, marchent dans la même direction, celle d’un monde libre et décloisonné ; tous deux accumulent médailles, prix et récompenses ; tous deux sont intrinsèquement multiculturels et prônent une certaine audace comme moteur du progrès.

 

De droite à gauche, Carlos Ghosn, Michèle Anahory, Carole Ghosn, Gérard Garouste et Reem Sari.

 

L’Association UHJ-France est fière de décerner le Prix Scopus 2018 à Monsieur Carlos Ghosn.

L’homme qui dit « il est impossible d’être chef d’entreprise sans avoir un minimum d’audace » aurait sans doute plu à Albert Einstein, l’un des fondateurs de l’Université hébraïque de Jérusalem, qui considérait que « le vrai signe de l’intelligence c’est l’imagination ».

Né au Brésil en 1954, scolarisé au Liban, terre natale de sa famille, il intègre en 1971 le prestigieux lycée parisien Louis Le Grand avant d’entrer à Polytechnique puis à l’Ecole des Mines.

Si l’enfant a pu souffrir parfois de se sentir déraciné, l’adulte polyglotte parlant sept langues et riche de plusieurs cultures est devenu « Citoyen du monde ».

Ses expériences internationales, singulières pour un jeune homme des années 1970, furent déterminantes dans sa compréhension d’un monde en pleine mutation économique et dans sa vision de ce qu’allait devenir l’industrie automobile.

Pour Carlos Ghosn, « la diversité des cultures ne signifie pas la dilution des identités et le règne de l’uniformité. » Si à titre personnel, il sait s’affranchir de certains carcans culturels, il respecte les traditions des autres.

Son ascension professionnelle est fulgurante : à 27 ans il dirige une usine Michelin en France, à 31 ans il est directeur de Michelin au Brésil et à 36 ans il est PDG de la marque pour les Etats Unis. Quand il entre chez Renault en 1996 comme Directeur général adjoint, il n’a que 42 ans. En 1996, Louis Schweitzer, alors patron de Renault investit dans Nissan qui périclite et envoie Carlos Ghosn au Japon.

Aux salariés de Nissan, il tiendra un discours dur et constructif à la fois : « Nous sommes dans une barque en feu au milieu de l’océan. Mais, j’ai deux bonnes nouvelles. Nous voyons la côte et nous avons des rames. »

Il prend des risques et ira même jusqu’à mettre son poste dans la balance pour motiver ses troupes.

 

 

 

 

Son ouverture d’esprit, sa capacité d’écoute alliées à un don managérial hors pair, lui ont permis de sauver Nissan de la faillite en un temps record et conquérir le cœur des Japonais – au point d’être le personnage central d’un manga, fameuses bandes dessinées nippones.

Son approche transculturelle de la direction d’entreprise, unique en son genre, explique une large part du succès d’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, premier groupe automobile mondial depuis 2017, dont les chiffres donnent le vertige : plus de 10 millions de voitures en 2017, plus de 450 000 salariés basés dans 200 pays, 122 usines et 10 milliards de bénéfices.

Il a toujours préféré l’alliance à la fusion : c’est un homme du dialogue et du partenariat.

L’homme est visionnaire, il s’engage il y a plus de 10 ans déjà, avant tous ses concurrents, pour le développement de la voiture 100% électrique, qu’il considère comme la technologie ultime ayant mesuré les enjeux environnementaux et démographiques du monde de demain.

L’Alliance investit en Israël dans les technologies innovantes en matière de mobilité. Par exemple, l’Alliance collabore étroitement avec Mobileye, fondée par Amnon Shashoua de l’Université hébraïque de Jérusalem.

L’homme au regard noir charbon peut apparaître comme distant, froid. Son objectif est clair ; que les entreprises qu’il dirige donnent de bons, voire d’excellents résultats. Et pour ceux qui le connaissent, cette distance est plutôt une protection et certainement pas de l’indifférence. Bien au contraire. Il a un grand respect, mieux de l’empathie pour ceux qu’il croise, hommes et femmes, et quelle que soit leur fonction.

Devenu industriel de par sa formation, il aurait pu être professeur. Il aime transmettre et il l’a fait dès que possible, notamment avec ses quatre enfants. Une appétence qu’il doit peut-être à son éducation chez les Jésuites, dont l’une des missions premières est l’instruction. Il est d’ailleurs membre de conseils stratégiques de deux écoles supérieures, l’une à Beyrouth et l’autre en Chine. Plus près de nous, il participe à la Cité de la réussite à la Sorbonne où son goût et son talent pour la transmission sont flagrants. Précis sur le fond et sur la forme, il y captive son auditoire estudiantin.

Ensemble, Carlos Ghosn et l’Université hébraïque de Jérusalem, marchent dans la même direction, celle d’un monde libre et décloisonné ; tous deux accumulent médailles, prix et récompenses ; tous deux sont intrinsèquement multiculturels et prônent une certaine audace comme moteur du progrès.

Pour tout cela, nous sommes heureux et fiers de remettre à Carlos Ghosn le Prix Scopus en cette année du centenaire de l’Université et de l’accueillir parmi les Amis de l’Université hébraïque de Jérusalem.

 

"Diplôme" remis à Carlos Ghosn.

 

 

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