Gala Scopus 2018 : L'importance primordiale de la recherche fondamentale

 

Le Gala Scopus 2018 a été une magnifique et passionnante soirée. Ce fut l’occasion de célébrer les cent ans de la création de l’Université et de remettre le Prix Scopus à Carlos Ghosn, Président d’Alliance, premier groupe industriel automobile mondial. La soirée, qui s’est déroulée au Pavillon Gabriel, a été ouverte par un moment musical avec le virtuose israélien David Greilsammer, suivi d’un film sur les fantastiques découvertes de l’université. Ce Gala a permis « de se sentir au cœur de l’université » comme l’a souligné une participante, notamment grâce à la présence de Reem Sari, Vice-Président Recherche et Développement de l’Université hébraïque de Jérusalem, et Jay Fineberg, doyen de la faculté des Sciences.

 

« Pourquoi encourager la recherche fondamentale ? », s’interroge Yonathan Anahory, physicien à l’Université hébraïque de Jérusalem, lors de son intervention durant la soirée du Gala Scopus 2018. « Pour faire plaisir à quelques scientifiques fous, dit-il en souriant. Probablement. Mais pas seulement. »

Plus sérieusement, ce canadien d’origine, poursuit : « Le plus excitant ce sont les découvertes qui n’ont pas encore été faites. Einstein lui-même pensait que sa théorie de la relativité n’était pas très utile. Pourtant, aujourd’hui, cette théorie permet entre autres, le fonctionnement du système GPS que vous utilisez tous les jours. » Autrement dit, « sans le support de la recherche fondamentale, il est impossible d’inventer l’inimaginable qui changera le monde de demain », conclut-il.

Carlos Ghosn, récipiendaire du Prix Scopus 2018, ne dira pas autre chose lors de son échange avec la journaliste Stéphanie Antoine. « La recherche fondamentale est à la base de nombreux développements nécessaires » comme celui « de la voiture électrique qui n’était pas une idée mais une nécessité (…) Dans l’industrie automobile, nous sommes des assembleurs de technologies, des assembleurs d’innovations. » Aux 23 000 étudiants de l’université hébraïque, il adresse un message : « Le monde est à construire, il y a d’énormes innovations qui sont possibles et tout cela repose sur la recherche. »

Pour soutenir financièrement cette recherche, Bertrand Périer, avocat à la Cour de Cassation et maître d’éloquence, a joué une partition aussi amusante qu’efficace appelant l’assistance à utiliser une « arme de générosité massive » à savoir le bulletin de soutien glissé dans le programme de la soirée. « A l’université, ils sont en train d’inventer des trucs incroyables, comme un spray contre les maladies nosocomiales », a-t-il précisé. Lorsque sur l’écran derrière lui, apparaît une photo du Wall of life sur le campus du Mont Scopus à Jérusalem où sont inscrits les noms des personnes ayant fait un don de 100 000 €, il déclame : « Sur cette photo, il manque votre nom ! »

Puis, vint le moment solennel de la Remise du Prix Scopus. Carlos Ghosn, très applaudi, et manifestement ému, remercie l’Université : « Je suis persuadé que le monde va vers un avenir décloisonné, mais cela ne veut pas dire que cela va être facile. (…) Je sais que j’ai des alliés partout et je suis très heureux de voir que l’Université de Jérusalem mène ce même combat pour le multiculturalisme, des projets communs et un développement économique et social. »

De droite à gauche : Jay Fineberg, doyen de la Faculté des Sciences, Carlos Ghosn Prix Scopus 2018, Michèle Anahory Présidente de l'UHJ-France, Reem Sari Vice-Président Recherche et Développement de l'Université hébraïque de Jérusalem et Carole Ghosn.

 

Dans la salle, lors du cocktail, quelques fidèles amis et soutiens de l’Université depuis des années, nous ont confié les raisons de leur attachement à ce temple du savoir et de la recherche. Haïm Korsia, Grand Rabbin de France et Prix Scopus 2016, se souvient notamment de la conférence européenne de l’Université à Lisbonne en 2013 : « Ce qui me frappe c’est la capacité de l’Université à transmettre des points de vue différents, à organiser la diversité des points de vue. » Il y a aussi des rencontres déterminantes comme celle de Martine Dassault, présidente de l’UHJ-France de 2011 à 2015, avec le neuroscientifique Idan Seguev. « Il a un air de savant tournesol, mais il est tellement habité par sa passion qu’on ne peut que le suivre.» Avec lui, l’UHJ-France s’est justement lancée dans l’aventure de l’ELSC, dont l’inauguration a eu lieu en juin 2017. Pour Bruno Kemoun, ce moment-là fut « l’émotion la plus forte » que lui ait procuré l’Université depuis qu’il la soutient. « Cela illustrait à merveille toute la philosophie de l’université à savoir un lien multiculturel, universaliste, multidisciplinaire, qui illustre la force du cerveau collectif quelles que soient les nationalités, les religions et les compétences. » Et pour Laurent Dassault, « l’Université incarne la réunification entre le rêve et la réalité ».

 

 Josiane Pitoun entourée de Bruno Kemoun et son épouse Ingrid.

 

Laissons le mot de la fin à la Présidente de l’UHJ-France, Michèle Anahory qui a invité le public à venir visiter l’université car « comme moi, vous serez envoutés, émerveillés, subjugués par nos chercheurs passionnés par leur métier qui ont une imagination infinie, une détermination absolue en même temps qu’une humilité et une envie de servir l’humanité. »

 

 

Photo de la page d'accueil, de gauche à droite : Reem Sari, Vice-Président Recherche et Développement de l'Université hébraïque de Jérusalem ; Michèle Anahory, Présidente de l'UHJ-France ; Philippe Nahmias, membre du comité de soutien de l'UHJ-France depuis 1983 et Jay Fineberg, doyen de la Faculté des Sciences.

 

Rédaction : Catherine Dupeyron

Crédit Photos : Erez Lichtfeld

 

 

 

 

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