Une galerie d’art dédiée à Martine Dassault à l’ELSC

Une galerie d’art dédiée à Martine Dassault à l’ELSC

Un ciel gris, une pluie intermittente, le temps était au diapason des cœurs réunis le 8 décembre à Jérusalem au sein de l’ELSC pour inaugurer la Galerie d’art dédiée à Martine Dassault. Deux de ses filles, Noémie et Clara, cette dernière avait fait découvrir l’Université à sa mère, étaient présentes ainsi que son époux, Laurent Dassault. Une cinquantaine de personnes étaient venues tout spécialement de France dont Eliane Wauquiez Motte, la Maire de Chambon-sur-Lignon - ce village de Justes a accueilli quelques 5000 réfugiés pendant la deuxième Guerre mondiale - mais aussi de Belgique, de Suisse et Tel Aviv pour honorer la mémoire de Martine. A leurs côtés, de nombreux professeurs de l’ELSC ainsi que Yossi Gal et Barak Medina, respectivement Vice-président du développement et des relations extérieures et Recteur de l’université.

Tout au long de cette matinée, l’émotion était omniprésente à travers la voix serrée des uns, les yeux humides des autres et les nombreuses étreintes prolongées entre amis ou parfois simples connaissances, tous profondément attachés à Martine.

 

« L’Université est l’un des plus beaux combats de sa vie. »

Située au cœur de l’ELSC, à l’entrée du grand amphithéâtre, cette galerie est une parfaite synthèse de deux grandes passions de Martine Dassault, à savoir l’art contemporain et l’Université hébraïque de Jérusalem. Sa passion pour l’Université s’est matérialisée dans son implication au sein de l’UHJ-France, dont elle fut la présidente de 2011 à 2015. Comme l’a souligné Laurent Dassault, « Martine était à l’image de ce pays, libre, courageuse, battante. Très vite, son intérêt s’est transformé en action et son action en combat. L’Université est l’un des plus beaux combats de sa vie. » Elle fut aux premières loges pour soutenir la construction du nouveau bâtiment de l’ELSC inauguré, en sa présence, en 2017. Au sein de l’ELSC, l’UHJ-France a financé le laboratoire de recherche sur la maladie de Parkinson dirigé par le Professeur Hagaï Bergmann ainsi que l’installation informatique et multimédias du bâtiment, laquelle a été financée par Patrick Drahi, Prix Scopus 2015. 

 

Cette double passion, elle la partageait notamment avec Idan Seguev, un des fondateurs de l’ELSC et professeur en neurosciences qui dirige le laboratoire de modélisation du cerveau. Lors de son intervention, ce dernier a évoqué son admiration pour Leonard de Vinci, artiste et scientifique, souligné que ses parents étaient tous les deux des artistes et confié son rêve de 30 ans de voir un jour un lieu qui ferait la connexion entre l’art et le cerveau. A propos de Martine, il a déclaré très solennellement : « J’avais l’impression que je pouvais lui faire totalement confiance. » Il avait raison, grâce à elle son rêve est devenu réalité.

De son côté, Israël Nelken, codirecteur de l’ELSC depuis 2016 et professeur en sciences du cerveau, a souligné : « Nous sommes réunis ici par notre amour commun de Martine, de la science, de l’art et du cerveau. » Pour lui, « il y a une similarité dans le processus de création entre l’artiste et le scientifique. L’un et l’autre repoussent les limites de l’expérience. »

L’hommage de Gérard Garouste

Quant à la passion de Martine pour l’art, elle était incarnée dans la personne de Gérard Garouste, membre de l’Académie des Beaux Arts, qui se verra décerner le Prix Scopus le 23 janvier 2020 (https://www.ffhu.org/index.php/uhjfrance/evenements/icalrepeat.detail/2020/01/23/70/-/gala-scopus-2020). Le peintre et sculpteur, internationalement reconnu, est devenu un ami de Martine au fil des rencontres dans les expositions. « On se croisait souvent dans les vernissages, moi j’y suis contraint mais je n’aime pas beaucoup cela. Et Martine, elle, se débarrassait des mondanités pour être au cœur des choses », nous a-t-il confiés après la cérémonie. Une amitié, en quelque sorte scellée par la plaque commémorative qu’il a créée pour la galerie Martine Dassault de l’ELSC : un bel objet, original, en faïence brillante, bleue, argentée et noire. Dessus, l’artiste, « amoureux du judaïsme » comme il aime à le rappeler, a gravé un extrait du Cantique des Cantiques : « Une huile aromatique qui se répand, tel est ton nom », inscrit en lettres d’or ainsi que le nom de Martine Dassault. 

 

Rédaction : Catherine Dupeyron

 

Barak Medina, Recteur de l'Université, Noémie Taieb et Clara Hayat (filles de Martine de Souza-Dassault) et Yossi Gal, Vice-Président de l'Université

Barak Medina, Recteur de l'Université, Gérard Garouste, Laurent Dassault et Yossi Gal, Vice-Président de l'Université

Barak Medina, Recteur de l'Université Noémie Taieb et Clara Hayat (filles de Martine de Souza-Dassault), Yossi Gal, Vice-Président de l'Université et Maître Michèle Anahory, Présidente de l'UHJ-France