Un prix de plusieurs millions remis par l’Union européenne à Tamir Sheafer, professeur à l’UHJ

 

 

Le professeur Tamir Sheafer et ses collègues belge et canadien ont remporté une subvention de recherche de 2,5 millions d’Euros du Conseil Européen de Recherche de l'Union Européenne (CER) pour soutenir la recherche en communication politique en Belgique, en Israël et au Canada. Professeur Sheafer partagera la subvention avec le professeur Stefaan Walgrave de l'Université d'Anvers, Belgique, qui dirige le groupe de recherche, et le professeur Stuart Soroka, de l'Université McGill au Canada.

La recherche est intitulée «Traitement de l'information par différents acteurs politiques: les facteurs déterminants de l'exposition, de l'attention et de l'action dans une perspective comparative», et elle examinera comment les politiciens traitent les informations provenant de la société, en comparant les parlements israélien, de belge et du canadien.

«Les acteurs politiques dans les démocraties doivent être conscients des problèmes réels de la société, des solutions possibles à ces problèmes ainsi que des solutions que préfèrent les citoyens», explique le professeur Sheafer, du département des Sciences Politiques et du Département de la Communication et de Journalisme à la Faculté des Sciences Sociales. "Nous essayons de comprendre comment l'exposition à différents types d'informations conduit les hommes politiques à donner leur attention et à agir de différentes manières."

La subvention du CER a été reçue par l'intermédiaire du septième programme-cadre (7e PC) de l'Union Européenne par le professeur Walgrave, avec les professeurs Sheafer et Soroka comme partenaires. Pour la partie israélienne de l'étude, qui devrait durer au moins cinq ans, l'Université de Jérusalem recevra un demi-million d'euros du montant total de la subvention.

Il s'agit de la première étude à examiner la question à la fois directement et comparativement. En Israël, la recherche sera effectuée au moyen d'observations et d'entrevues à la Knesset, ainsi qu’en collectant des documents écrits. «Ce projet fascinant est à la fois important et stimulant, et la subvention nous permettra de faire le meilleur travail possible», a déclaré le professeur Sheafer.