Prix Emet : l’Université hébraïque dans le peloton de tête

Chaque année, le Prix Emet récompense des personnalités israéliennes ou résidant en Israël dans le domaine des sciences, de l’art, de la culture et des sciences humaines. Il s’agit d’universitaires de premier plan ainsi que des auteurs, traducteurs et artistes, qui chacun dans son domaine a apporté une contribution significative à la société. Cette année était un bon cru pour l’Université hébraïque de Jérusalem. Sur onze récipiendaires, quatre étaient des professeurs de l’UHJ !! Aucune autre université n’a obtenu autant de distinctions en 2019. La soirée se déroulait au Théâtre de Jérusalem, le 9 décembre dernier, en présence notamment de Yossi Gal, Vice-président du développement et des relations extérieures de l’UHJ.

Depuis sa création en 2002, ce prix distingue systématiquement un ou plusieurs professeurs de l’Université hébraïque. L’année la moins glorieuse fut 2004 avec un récipiendaire sur 11 et la meilleure moisson fut 2006 avec six distinctions sur 12. Au delà de la reconnaissance de leur travail, ce prix est aussi une manne, puisque l’ensemble des récipiendaires se partage un million de dollars. Ceux qui reçoivent le prix Emet sont bien souvent récipiendaires d’autres prix, en Israël mais aussi à l’étranger.

Quelques mots sur les quatre professeurs de l’UHJ honorés cette année.

 

Professeur Tsvi Piran, astrophysicien, a reçu le prix en Sciences exactes. Son expertise en astrophysique le place parmi les successeurs d’Albert Einstein, l’un des fondateurs de l’UHJ. Il est l’une des plus grandes références mondiales en tant que scientifique de l’espace. Il a formé une génération entière d’astrophysiciens tout en menant ses recherches. Enraciné à l’UHJ, il a aussi été en poste à Oxford, Harvard ou Colombia notamment.

 

 

Professeur Ynon Ben Neria, spécialiste du cancer a reçu le prix en Sciences de la vie. C’est l’un des plus grands chercheurs dans le domaine de la biomédecine. Il a mis au point un nouveau traitement de la leucémie qui obtient 50 % de résultats positifs dans le cadre des test en laboratoire sur les souris et qui entre aujourd’hui dans sa phase de test clinique. En 2003, il est devenu membre de l’Organisation européenne de biologie moléculaire.

 

Professeur Avner de Shalit, politologue, a reçu le prix en Sciences sociales. Il est reconnu mondialement dans le domaine de la philosophie politique, s’intéressant essentiellement aux questions de la pauvreté, de l’environnement et du statut de la ville qui se pose parfois comme une alternative à l’Etat. Il est l’un des fondateurs du département d’Economie et philosophie de sciences politiques de l’UHJ. Il a ajouté le geste à la parole en se portant volontaire pour enseigner à l’Ecole Sapir dans le sud du pays, lorsque cette région a commencé à subir les attaques de roquette lancées depuis la bande de Gaza.

 

Professeur Benjamin Zeev Kedar, historien du Moyen Age et notamment des croisades, a reçu le prix en Sciences humaines. Il a créé l’Ecole d’histoire de l’UHJ. Son approche dépasse les frontières géographiques et culturelles donne à son travail une dimension internationale et interreligieuse. Il a notamment dirigé un ouvrage collectif intitulé « Où le ciel et la terre se rencontrent: l'Esplanade sacrée de Jérusalem », paru en 2009, réunissant des savants Israéliens, Palestiniens, Européens et Américains sur le sujet si délicat du Mont du temple/ Esplanade des mosquées.

 

Rédaction : Catherine Dupeyron