Barbra Streisand a reçu un Doctorat Honoris Causa de l'UHJ

La star américaine Barbra Streisand a reçu lundi 17 juin 2013 un Doctorat Honoris Causa de l'Université Hébraïque de Jérusalem.

« J’aurai aimé que le monde ressemble un peu plus à cet état de bouillonnement permanent qui règne à l’Uhj » a-t-elle déclaré.

 

L’actrice légendaire, chanteuse, réalisatrice, productrice,  compositeur, philanthrope et activiste a reçu hier un doctorat honorifique en philosophie de l’Université Hébraïque de Jérusalem.

La cérémonie s’est déroulée sur le campus du Mont Scopus, lieu emblématique et symbole du projet sioniste de création d’un centre d’excellence universitaire juif mené par Chaim Weizmann. Les célébrations ont eu lieu dans le cadre de la 76e rencontre internationale de l’Assemblée des gouverneurs de l’Université.

 

Le Doctorat Honoris Causa a été remis à Barbra Streisand en reconnaissance de ses réalisations professionnelles, de son humanitarisme exceptionnel, de son engagement en faveur des droits de l'homme et de son dévouement envers Israël et le peuple juif.

 

Barbra Streisand a déclaré : «Depuis plus de 30 ans, j'ai un attachement profond à l'Université Hébraïque de Jérusalem. Ce n'est pas seulement la maison d'une population diverse regroupant les meilleurs et les plus brillants étudiants d'Israël ; elle abrite aussi le bâtiment Emanuel Streisand pour les études juives ".

 

En 1984, Barbra Streisand a créé le bâtiment Emanuel Streisand à la mémoire de son père bien-aimé, qu’elle avait décrit à l’époque comme étant «un enseignant, un intellectuel et un homme religieux qui se consacra à l'éducation."

 

 "Je pense qu'il serait très fier de savoir que cette vénérable institution rend hommage à sa fille", a-t-elle dit hier.

 

Barbra Streisand s’est réjouie d’apprendre dans les journaux que plus de femmes que d’hommes avaient obtenu leur doctorat à l’Université Hébraïque de Jérusalem.

 

«Une des choses que j'ai toujours admiré dans cette Université est le fait qu'ici, femmes et hommes, juifs et arabes, chrétiens et musulmans, israéliens et immigrants, sont assis ensemble dans les classes, partagent les mêmes cafétérias, apprennent des mêmes professeurs, et rêvent ensemble d'une vie meilleure ».

 

 Barbra Streisand a condamné toute manifestation de l'exclusion des femmes en Israël, en disant: "Je me rends compte qu'il n'est pas facile de saisir pleinement la dynamique de ce qui se passe dans un pays étranger. Israël et les Etats-Unis ont beaucoup de choses en commun : deux grands et nobles pays, chacun avec des problèmes bien sûr, mais toujours soucieux de briller comme un phare d'espoir. Il est donc pénible d'entendre parler des femmes en Israël comme étant forcées de s'asseoir à l'arrière d'un bus, ou encore d’entendre que l’on jette des chaises en métal sur les Femmes du Mur*[1] lorsqu’elles vont prier pacifiquement et légalement, et enfin que l’on interdit aux femmes de chanter dans des cérémonies publiques. Mais je suis également heureuse de lire dans la presse  que les choses changent ici. Des changements sont en cours et c'est très bien. "



[1] * Les Femmes du Mur, en hébreu Nashot HaKotel, en anglais Women of the Wall (WoW) est une association féministe juive dont le but est de garantir le droit des femmes à porter le Sefer Torah (les rouleaux de la Torah), à lire dans la Torah et à se vêtir des vêtements religieux (normalement destinés aux hommes) au mur des Lamentations (Kotel).