L’Université fête ses 100 ans !

L’ambiance est à la fête ! C’est le printemps et l’Université hébraïque de Jérusalem fête ses 100 ans ponctués de nombreux succès !

C’est le 24 juillet 1918 que fut posée la première pierre de l’Université sur le Mont Scopus. La Première Guerre mondiale n’est pas achevée et l’Etat d’Israël est loin d’être créé même si la création d’un Foyer juif en Palestine a commencé à se matérialiser depuis la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917.

En fait, l’idée d’une université pour le peuple juif émerge en Europe Centrale dès les années 1880, en parallèle au sionisme. Elle répond aussi à un manque crucial : à l’époque, dans certains pays européens, les juifs sont soumis à un numerus clausus qui leur interdit l’accès à l’enseignement supérieur. Dès le départ, Albert Einstein, soutient ce projet et il publiera la première revue scientifique de l'université. L’Université hébraïque de Jérusalem ouvrira ses portes le 1er avril 1925 en présence de Sigmund Freud, Martin Buber, Haïm Weizmann, Haim Nahman Bialik, …

Perchée et isolée sur le Mont Scopus, l’université va subir de plein fouet les combats de la guerre de 1948. Des étudiants et des professeurs sont tués lors de l’attaque d’un convoi et à l’issue des combats, l’établissement se retrouve dans une enclave israélienne en pleine zone jordanienne. En principe, l’accord d’armistice de 1949 devait permettre aux étudiants d’accéder au Mont Scopus, mais dans la pratique cela s’avéra impossible. Dès 1951, la décision est prise de construire un nouveau campus à Jérusalem-ouest, ce sera Givat Ram. En attendant son ouverture en 1958, les cours furent dispensés dans une quarantaine de bâtiments au sein de la partie israélienne de Jérusalem. Après la guerre des Six Jours, le campus du Mont Scopus rouvre ses portes. De nouveaux bâtiments y sont construits dans les années 80 pour répondre à l’affluence d’étudiants.

Aujourd’hui, notre belle centenaire peut être fière de l’œuvre accomplie. Elle compte désormais six campus, sept facultés, huit Nobels, un médaillé Field, un corps enseignant d’un millier de personnes, près de 10 000 brevets. Chaque année, elle accueille 23 000 étudiants dont près de 10 % d’étudiants étrangers venus des quatre coins du monde. A son palmarès également, quelques étudiants célèbres : d’Amos Oz à David Grossman en passant par Ariel Sharon, Ehoud Barak ou Natalie Portman. Et c’est aussi en son sein, que des génies de la high-tech ont fait leurs armes qu’il s’agisse d’Amnon Shashoua, fondateur de Mobileye, ou de Gil Schwed, à l’origine de Check Point et qui, le 19 avril 2018, sera le premier récipiendaire du Prix d’Israël de la Hight-Tech.